Pièges à touristes à Lisbonne : la liste complète (et comment les éviter)
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Quels sont les plus grands pièges à touristes à Lisbonne ?
Le couvert (pain et olives posés automatiquement sur la table — pas gratuits, 3-8 € chacun, vous pouvez refuser). Le faux fado près de Rossio et Restauradores. Les pickpockets du tram 28 aux heures de pointe. Les taxis non munis de compteur à l'aéroport. La file des pastéis de Belém (évitable avec la bonne stratégie). Les vendeurs de drogue près de la Praça do Comércio qui proposent du faux haschisch. Chacun est évitable avec un minimum d'informations.
À quoi sert ce guide
Lisbonne est vraiment plus sûre et plus honnête que la plupart des villes touristiques européennes. Les pièges catalogués ci-dessous sont principalement des surfacturations opportunistes, pas du crime organisé. Pourtant, plusieurs milliers d’euros quittent inutilement les portefeuilles des touristes chaque semaine via les mécanismes décrits ici. Ce guide documente chacun d’eux en détail — non pour vous alarmer, mais pour que votre argent aille vers ce que vous avez vraiment choisi.
Piège 1 : Le couvert
Ce que c’est : Lorsque vous vous asseyez dans un restaurant portugais, le serveur pose souvent une petite corbeille de pain, un ramequin de beurre, et parfois des olives, des fromages ou des conserves de poisson. Rien n’est dit. Ces articles ne sont pas gratuits. Chaque article a un prix séparé — généralement 1,50-4 € par personne pour le pain, 2-5 € pour les olives, et davantage pour le poisson en conserve ou le fromage. Une table de quatre qui mange tout ce qui est posé devant elle peut trouver une note de couvert de 16-24 € avant même d’avoir commandé quoi que ce soit.
L’ampleur : C’est quasi universel dans les restaurants touristiques de Lisbonne. Ce n’est pas techniquement une arnaque — c’est une pratique légale au Portugal (appelée le couvert). Mais le manque de transparence, le placement automatique et la tarification variable font qu’il fonctionne comme un piège pour les visiteurs qui ne savent pas ce qu’ils regardent.
Que faire : Quand le serveur pose les articles sur la table, dites “Não, obrigado, não vamos pedir o couvert” (Non, merci, nous ne commandons pas le couvert). Il retirera tout et la charge disparaîtra. C’est votre droit légal et les serveurs y sont habitués — il n’y a pas de gêne dans les restaurants honnêtes. Si le serveur semble vexé, cela vous dit quelque chose sur le restaurant.
Le guide complet : Arnaque du couvert au restaurant — ce que c’est et comment le refuser
Piège 2 : Le faux fado près de Rossio et Restauradores
Ce que c’est : Près de la gare Rossio, de la Praça dos Restauradores et de la Praça do Comércio, il y a plusieurs “maisons de fado” avec des rabatteurs qui approchent les touristes sur le trottoir et proposent des packages “dîner-spectacle de fado authentique”. Les spectacles qu’ils organisent ont les éléments visuels du fado — fadista, guitare portugaise, éclairage dramatique — mais la musique est interprétée par des chanteurs engagés plutôt que de vrais artistes, la nourriture est surfacturée et médiocre, et la clientèle est constituée à 100 % de touristes.
Comment l’identifier : Le vrai fado se trouve dans l’Alfama, la Mouraria et le Bairro Alto. Il n’a pas besoin de recrutement dans la rue. Les établissements qui vous approchent sur le trottoir avec un menu plastifié et une liste de prix ne sont pas là où vit le vrai fado.
L’ampleur : Certains de ces établissements facturent 70-90 € par personne pour un dîner qui coûterait 25 € sans l’étiquette fado. La musique est la version spectacle touristique — techniquement correcte, émotionnellement creuse.
Que faire : Passez sans vous arrêter. Si vous voulez du fado, consultez notre comparaison des maisons de fado pour les vrais établissements, et notre avertissement sur le faux fado pour tous les signaux identifiables.
Piège 3 : Les pickpockets du tram 28
Ce que c’est : Le tram 28, l’iconique tram jaune de Lisbonne sur les collines, est l’endroit à risque de pickpocket le plus élevé de la ville. Les conditions opérationnelles (wagon bondé, passagers debout, cahots sur les pavés, touristes qui photographient avec leurs téléphones) sont idéales pour un vol adroit. Les méthodes incluent les bousculades délibérées, le “coup et prise”, et le simple vol dans les sacs pendant que les victimes sont distraites.
Quand le risque est le plus élevé : Entre 10h et 16h, et surtout en juillet-août. Monter à l’Alfama ou en milieu de route (plutôt qu’au terminus de Martim Moniz) signifie rester debout dans un wagon plein. C’est là que se produisent la plupart des incidents.
Le niveau de risque réel : Modéré à élevé aux heures de pointe ; faible si vous montez au terminus avant 10h. Ce n’est pas de la criminalité violente — personne n’a été agressé dans le tram 28. Les objets pris sont des téléphones, des portefeuilles laissés dans les poches arrière, des appareils photo portés négligemment.
Que faire : Montez à Martim Moniz (le terminus est), où vous pouvez embarquer avant que le tram ne se remplisse. Portez votre sac sur le devant. Gardez votre téléphone dans une poche de pantalon avant. Voyagez avec seulement le nécessaire pour la journée. Voir le guide complet pickpockets du tram 28.
Piège 4 : Taxis à l’aéroport — compteurs cassés et tarifs fixes
Ce que c’est : En sortant de l’aéroport Humberto Delgado, une partie des chauffeurs de taxi (pas tous — mais assez pour être un problème documenté) prétendent que le compteur est “cassé” et citent un tarif fixe, ou ajoutent des suppléments qui n’existent pas légalement. La course légitime au compteur de l’aéroport vers le centre de Lisbonne (Baixa, Chiado, Alfama) est de 15-25 € selon le trafic et la destination exacte.
Les variantes de l’arnaque :
- Prétendre que le compteur “ne fonctionne pas” et citer un tarif fixe de 40-50 €
- Utiliser le compteur mais emprunter un chemin plus long (ajoutant 5-10 km et 8-15 €)
- Ajouter un “supplément bagages” qui est réel (1,60 € pour les bagages dans le coffre) mais multiplié frauduleusement
- Appliquer incorrectement le tarif de nuit en pleine journée
Que faire : Utilisez Uber ou Bolt depuis l’aéroport (10-15 € vers le centre de Lisbonne, prix fixe visible avant la réservation). Si vous prenez un taxi traditionnel, insistez sur le compteur, confirmez qu’il démarre à 0 € quand vous montez, et connaissez votre itinéraire attendu à l’avance. Le guide complet : arnaques aux taxis à l’aéroport de Lisbonne.
Piège 5 : La file des pastéis de Belém
Ce que c’est : Les Pastéis de Belém (les fameuses tartelettes de Lisbonne, cuites depuis 1837) ont deux ou trois files : une pour les tables (la plus longue), une pour la caisse (pour commander puis attendre), et un comptoir de vente à emporter sur la droite où des pastéis pré-conditionnés sont vendus avec presque zéro attente. La plupart des touristes rejoignent la file la plus longue par défaut.
La réalité : Un week-end de juillet, la file d’attente pour s’asseoir à Pastéis de Belém peut durer 30-45 minutes. Le comptoir à emporter sur le côté droit de l’entrée a souvent une file de 5 minutes ou zéro. Vous obtenez les mêmes pasteis, légèrement moins chauds, à déguster sur la pelouse du monastère des Jerónimos (ce qui n’est pas une expérience inférieure).
L’autre option : Manteigaria, une chaîne de pâtisseries avec des succursales à Chiado, au Mercado da Ribeira et ailleurs, est testée par de nombreux visiteurs comme étant égale ou supérieure aux Pastéis de Belém. Pas de file, même prix (1,30-1,50 € chacun), servie fraîche.
Que faire : Lisez notre stratégie pour la file des pastéis de Belém pour la décomposition complète.
Piège 6 : Les vendeurs de drogue près de la Praça do Comércio
Ce que c’est : Sous les arcades et le long du front de mer de la Praça do Comércio, particulièrement en fin d’après-midi et le soir, un petit nombre d’hommes approchent discrètement les touristes et proposent du haschisch ou d’autres substances. Le produit est presque universellement de la contrefaçon — de petits morceaux d’argile, du thé compressé ou du plastique, vendus 10-30 € pour ce qui ressemble à une petite quantité de résine de cannabis.
Le risque : Faible mais réel. Aucune violence documentée liée au refus. Le risque est purement financier — vous payez pour quelque chose qui n’est pas ce qu’on vous a dit. La possession de petites quantités de substances contrôlées est dépénalisée au Portugal (depuis 2001), mais l’achat comporte toujours un risque et le produit de contrefaçon est courant.
Que faire : Ignorez complètement. Ne faites pas de contact visuel, ne dites pas “non”, n’engagez pas la conversation. Passez votre chemin sans reconnaître l’approche. Ils passeront à autre chose en 2-3 secondes.
Piège 7 : La majoration des restaurants près des monuments
Ce que c’est : Tout restaurant immédiatement adjacent au monastère des Jerónimos, à la Tour de Belém, au Château São Jorge ou au circuit touristique de l’Alfama facture une prime significative par rapport au même repas deux rues plus loin. La majoration est généralement de 30-60 % sur les plats principaux et disproportionnellement élevée sur les bières locales (4-6 € dans les zones touristiques contre 2-3 € localement) et l’eau.
Exemples concrets :
- Café dans une terrasse avec vue sur la Praça do Comércio : 2,50-3,50 €
- Café dans un café de quartier à 3 rues de là : 0,80-1,20 €
- Prato do dia (menu du déjeuner) près des Jerónimos : 14-18 €
- Prato do dia à Mouraria ou Intendente : 8-12 €
Que faire : Faites un ou deux pâtés de maisons depuis les grands monuments avant de vous asseoir. La zone Rua da Sé près de la cathédrale et le Largo das Portas do Sol sont à prix touristiques ; les rues de Mouraria sous le Château São Jorge sont locales. Le guide des restaurants pas chers de Lisbonne contient des recommandations spécifiques.
Piège 8 : Les vendeurs de souvenirs insistants de l’Alfama
Ce que c’est : Dans les ruelles de l’Alfama et autour de la route du tram 28, il y a parfois des vendeurs proposant de petits articles (magnets, trams miniatures, produits en liège) qui deviennent insistants quand on refuse. C’est plutôt une nuisance qu’un piège financier — les articles eux-mêmes sont raisonnablement prix — mais l’interaction peut être inconfortable.
Que faire : Un ferme et poli “não, obrigado” (non, merci) une seule fois suffit. Regarder ailleurs et continuer à marcher fonctionne plus vite que les refus répétés.
Ce qui N’est PAS un piège à Lisbonne
Pour l’équilibre : plusieurs choses sont parfois étiquetées “pièges” alors qu’elles sont tout à fait légitimes :
Le tram 28 lui-même n’est pas une arnaque — il est excellent si vous le faites dans les bonnes conditions (tôt, depuis le terminus, avec une carte de rechargement). Le risque, c’est le pickpocket, pas la compagnie de tramway.
La Lisboa Card n’est pas un piège — elle offre une vraie valeur pour les itinéraires riches en musées. Voir notre analyse Lisboa Card vs payer séparément.
Les Pastéis de Belém sont légitimement les originaux, et dans nos tests, vraiment excellents. La file est le seul problème, pas le produit.
Uber et Bolt à Lisbonne sont largement légitimes et de bonne valeur. Les prix dynamiques existent mais sont transparents avant la réservation.
Lisbonne : visite guidée gratuite — guide local, pourboires uniquementLe hub : /lisbonne-sans-pieges/
Tous les guides liés depuis cette page font partie de notre hub Lisbonne sans pièges — une collection de contenu de planification pratique et sans détour qui couvre la vraie logistique d’une visite. Utilisez-le avec les pages principales de destinations et de guides pour planifier un voyage qui soit bon plutôt que simplement moyen.
Pour la planification générale : conseils pour la première fois à Lisbonne, sécurité à Lisbonne et combien de jours à Lisbonne.
Foire aux questions sur les pièges à touristes de Lisbonne
Lisbonne est-elle devenue pire pour les touristes ces derniers temps ?
Lisbonne est devenue nettement plus touristique entre 2015 et 2020, puis a marqué une pause pendant la pandémie. Depuis 2022, le nombre de visiteurs est revenu et a dépassé les niveaux d’avant la pandémie. L’infrastructure des pièges à touristes a évolué proportionnellement. La ville reste bien plus honnête que, disons, Barcelone ou Venise — mais la vigilance est de plus en plus nécessaire.
Y a-t-il des pièges à touristes spécifiquement dans l’Alfama ?
L’Alfama concentre les restaurants touristiques avec des couverts et le risque de pickpocket du tram 28. Le quartier lui-même n’est pas un piège — c’est la partie la plus atmosphérique de la ville. Les restaurants touristiques sur la route principale du tram sont moins avantageux que ceux une rue plus loin.
Uber est-il sûr à Lisbonne ?
Oui. Uber et Bolt sont agréés, tarifés numériquement et généralement fiables à Lisbonne. Les identités des conducteurs sont vérifiées, les itinéraires sont suivis par l’application, et les deux sociétés ont un service client fonctionnel pour les réclamations. Ils sont nettement plus sûrs que de négocier avec des rabatteurs de taxis non enregistrés à l’aéroport.
Les restaurants portugais pratiquent-ils toujours le couvert ?
Non. Beaucoup de restaurants — particulièrement dans les quartiers non touristiques — ne pratiquent pas le couvert, ou n’apportent des articles que si vous en faites la demande. La pratique est concentrée dans les établissements touristiques près des monuments. Demander avant de s’asseoir (“Há couvert?” — “Y a-t-il un couvert ?”) prend 3 secondes et évite toute ambiguïté.
Quelle est la meilleure façon de planifier un voyage à Lisbonne qui évite ces problèmes ?
Utilisez les transports en commun plutôt que de héler des taxis. Mangez dans des restaurants avec de vrais menus portugais (pas des menus iPad avec 17 drapeaux). Réservez le fado dans l’Alfama ou la Mouraria, pas près de Rossio. Prenez le tram 28 tôt le matin. Ne portez que le nécessaire. Ces cinq règles éliminent la plupart de ce que couvre ce guide.